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NOTE PRÉ-ÉLECTORALE

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À quelques jours des élections générales, qui auront lieu le 9 mars prochain, l’Espagne se trouve à nouveau divisée devant un vote qui sera décisif pour l’avenir du pays.
Les quatre années de la dernière législature ont transformé la nation notamment dans le domaine des politiques sociales et sociétales où l’Espagne souffrait toujours un certain retard par rapport aux autres pays développés d’Europe occidentale.
Malgré l’opposition systématique et agressive du Parti Populaire, dérivant à l’extrémisme après l’éviction de ses dirigeants les plus modérés, le président Zapatero a réussi à concrétiser les réformes et les lois audacieuses qui figuraient dans son programme et qu’il s’était engagé à réaliser.

Au cours de cette législature, l’opposition de droite à rompu l’union sacrée autour du refus d’utiliser la lutte contre le terrorisme à des fins partisanes. Ses positions, proche du fondamentalisme de l’Église catholique devenue son alliée politique, ont provoqué des réactions de crispation extrême d’une partie de la société devant toutes les avancées proposée par le gouvernement socialiste : loi sur le mariage homosexuel, loi de simplification du divorce et loi de régularisation des immigrés avec contrat de travail (pourtant pactée avec les partenaires sociaux).
À l’approche de la campagne, le Parti Populaire a même inventé de toute pièce des sujets de crispation ne correspondant pourtant à aucune proposition du gouvernement, comme la modification de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse et d’autres affirmations mensongères sur la politique anti-terroriste.

La presse française commente aujourd’hui largement les enjeux des élections du 9 mars, où s’affrontent clairement deux modèles de société. La gauche espagnole est souvent qualifiée de « vraie gauche sociale-démocrate post-moderne » et nous nous reconnaissons bien dans cette appellation car en effet, le PSOE et son leader ont su évoluer en même temps que leur pays et ont réussi à mettre en oeuvre des politiques sociales parfaitement compatibles avec la croissance économique.
Zapatero, surnommé par la presse française « premier ministre anti-bling-bling », a gagné la confiance des espagnols en demeurant proches des préoccupations de la société et en accomplissant scrupuleusement la presque totalité de son programme électoral de 2004 (voir un article précedent de la section de Madrid envoyé à ce sujet).

Nous avons l’impression, sans doute partagée par nombre de nos 200.000 compatriotes résidant en Espagne, que la France porte aujourd’hui un regard admiratif sur l’autre côté des Pyrénées, tant le dynamisme et la puissance réformatrice de ce pays sont impressionnants.
Nous regrettons d’ailleurs fortement que notre parti n’ait pas eu le moindre geste d’appui ni de soutien à l’égard du PSOE et de son candidat, ni même – mais cela n’a rien de surprenant – à l’égard des militants de la section qui se sont énormément investis dans cette campagne et ont soutenu chaque jour le PSOE.
Le PSOE a toujours offert un appui sans faille au PS, et notre petite section de Madrid lui doit beaucoup. Zapatero, dans l’obligation de maintenir d’excellentes relation avec la France quel que fût le vainqueur de la présidentielle, avait fait preuve de courage dans son déplacement pour aller soutenir Ségolène Royal à Toulouse.

À l’heure de la rénovation du PS, nous pensons que notre parti doit faire preuve d’humilité, doit accepter de prendre exemple sur ses partis frères européens et doit s’inspirer de leurs expériences pour retrouver comme eux l’efficacité qui, alliant dynamisme et succès électoraux, leur a permis de mettre en oeuvre de vraies politiques de gauche.
Il y a quelques mois, quelques parlementaires français en « mission rénovation » sont venus nous visiter : nous avons partagé avec eux notre expérience et notre regard de socialistes français d’Espagne sur la France. Nous avons souhaité leur apporter toute la collaboration possible dans leur tâche et nous esperons que bientôt nous en verrons les fruits.

Les derniers sondages publiés mardi, avant la suspention des enquètes d’opinion prévue par la loi électorale, donnaient un avantage de 3 à 4 points au PSOE le 9 mars prochain.
Cette avantage ne permettra sans doute pas aux socialistes d’obtenir la majorité absolue au congrès, la loi d’Hont s’appliquant strictement en Espagne, mais nous espérons que le Parti Populaire perde avec l’écart le plus large possible afin de marquer le rejet par la société de cette droite rétrograde, trompeuse et déloyale et le soutien de la majorité des espagnols à une gauche démocratique, respecteuse et constructive.

Comme le dit le slogan de campagne du PSOE, « VOTA CON TODAS TUS FUERZAS », nous souhaitons de tout coeur et de toutes nos forcesla victoire de Zapatero dimanche prochain.

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