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DÉPUTÉS POUR LES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER : PÉTITION.

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POUR LA CRÉATION DE SIÈGES DE DÉPUTÉS DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER.

Signez la pétition: http://ffe.parti-socialiste.fr/

Dans les moments difficiles que traverse le Parti Socialiste, la Fédération des Français à l’Etranger possède une place et aussi des responsabilités singulières. Sans doute étions-nous uniques l’an passé à afficher dans la défaite des progrès électoraux majeurs.
Là où François Mitterrand recueillait 31% des voix le 10 mai 1981, la candidate socialiste obtenait plus de 46% et cinq fois plus de suffrages quelque 25 ans plus tard. Dans toute leur diversité, où qu’ils vivent, les Français à l’étranger sont au cœur du débat citoyen. La liste électorale pour l’élection présidentielle de 2007 comptait 821 600 inscrits, plaçant ainsi les Français de l’étranger au 8ème rang des départements français. Pour l’élection présidentielle de 2012, cette liste dépassera le million d’inscrits. C’est une réalité que le Parti Socialiste doit prendre pleinement en compte. Le développement de la FFE et de propositions à l’égard de nos compatriotes hors de France sont ainsi une nécessité.

Ces quinze dernières années ont été marquées par une évolution considérable des communautés françaises à l’étranger. Pas loin de 2,5 millions de Français vivent à l’étranger, soit près de 4% de la population de notre pays. 1,3 million d’entre eux sont désormais inscrits au registre des Français de l’étranger. Cela représente une augmentation de quelque 35% depuis 1995, particulièrement marquée en Amérique du Nord, en Europe et en Afrique du Nord. Cette nette évolution se mesure aussi au plan sociologique. Les coopérants et expatriés classiques représentent désormais moins de 5% des Français enregistrés.

Les communautés françaises d’aujourd’hui sont majoritairement composées de binationaux. Elles sont aussi bien plus jeunes et féminines que par le passé. Si les femmes ne représentaient que 37% de la population française à l’étranger il y a vingt ans, leur part y est désormais de 51%. Les Français de l’étranger sont de plus en plus des immigrés, qui vivent les aléas de la vie de leur pays de résidence. Leurs revenus sont de plus en plus d’origine locale. Les inégalités demeurent, voire s’aggravent d’un continent à l’autre. La précarité dans les communautés françaises n’a jamais été aussi grande en Afrique et en Amérique latine que ces toutes dernières années.

Voilà plus de 25 ans désormais que le Parti Socialiste est organisé à l’étranger grâce à la FFE. La FFE compte près de 2,000 militants répartis dans la plupart des pays du monde. De plus en plus, nos sections font parler d’elles, organisant des réunions et débats. Leur présence dans la vie publique des communautés françaises est désormais bien visible. Cet investissement militant construit sur des années et appuyé sur des propositions cohérentes a joué un rôle important dans la progression des suffrages recueillis par la gauche. Celle-ci était majoritaire le 6 mai 2007 dans l’Union européenne et pour la première fois en Afrique du Nord et en Afrique sub-saharienne. Le travail en bonne entente avec l’association Français du Monde – ADFE et l’appui des élus de gauche à l’AFE ont également contribué à cette progression, ne serait-ce que par l’union des forces de gauche et le maillage du terrain qu’ils ont permis. Les socialistes possèdent la capacité de gagner la majorité des suffrages des Français à l’étranger dans les dix prochaines années. Il existe un potentiel de participation aux alentours de 60-65%, soit quelque 500 000 suffrages exprimés et plus de 250 000 voix pour la gauche si le législateur adoptait le vote à distance pour rapprocher l’urne de l’électeur.

Le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale a présenté la nuit dernière un amendement dans le cadre du projet de loi constitutionnelle afin de supprimer la création de sièges de députés des Français de l’étranger. Cet amendement, défendu en séance par François Hollande et présenté par Arnaud Montebourg comme premier signataire, a été repoussé par la majorité de droite. Pour autant, le mal politique est fait et le Parti Socialiste apparaît désormais comme la formation qui, face à la difficulté de la décision, aura préféré renier un engagement de près de 10 ans plutôt que de faire confiance à l’avenir et à ses militants. C’est un désastre politique pour nous, dont l’onde de choc dans les communautés françaises à l’étranger se fera durement sentir.

La proposition de créer des députés était initialement une proposition des socialistes, reprise très opportunément par Sarkozy et il serait incohérent que le Parti revienne sur celle-ci par pur calcul politique.

Nous, militants socialistes de la Fédération des Français de l’Etranger et des autres fédérations en France, appuyons la création de sièges de députés des Français de l’étranger.

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