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PAROLE AUX MILITANT(E)S: POUR UN SOCIALISME ÉCOLOGIQUE.

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J’ai signé la contribution « Pour un socialisme écologique ».

Au moment du débat sur la déclaration de principe et des amendements que nous avions déposé auprès de la fédération j’avais demandé une attitude disons plus révolutionnaire du parti, qui partait du constat sur notre situation comme socialiste, mais aussi comme être vivant.

• Le modèle socialiste tel qu’il existe aujourd’hui a démontré son inadéquation confronté à l’économie de marché, à la banalisation de la consommation, à une financiarisation de l’économie et de la société. L’alternative qui nous est offerte actuellement à nous socialistes est celle d’un accompagnement thérapeutique de ce libéralisme sauvage ou le retour à certains modèles de gauche qui de fait ont été rejetés par la société et qui ont été abandonnés après le gouvernement Mauroy de 1981. De plus cette même société de marché ne nous laisse d’autres possibilités que celle de nous positionner par rapport à elle-même, par rapport à sa dynamique de destruction; destruction des illusions, destruction de notre santé, destruction de notre culture, destruction de notre âme, destruction de notre planète

• En concomitance avec cette désorientation à gauche, nous pouvons voir apparaître ce qui est de fait la fin d’un cycle. La tourmente actuelle, aux multiples visages (énergétique, alimentaire, écologique, sociale) nous engage dans une poursuite sans fin, afin de conserver nos acquis, qui ne peut qu’être retardé. Elle ne peut qu’amoindrir les conséquences du dérèglement d’une économie qui a vécu d’une façon générale en marge des réalités d’un système fini, aux ressources limitées. La croissance, telle que nous la connaissons actuellement ne peut être illimitée.

Partant de ce constat j’avais débattu pour l’insertion de certains amendements à la déclaration de principe originale. J’avais défendu une position révolutionnaire, remettant en cause certains dogmes communément admis:

• La croissance telle qu’elle est définie actuellement ;

• Redéfinir ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas ;

• Remettre en cause certaines options industrielles qui sont un frein à la diversification, l’évolution de certains modèles de production (le nucléaire) ;

• Remettre en cause une société de consommation sans limite ;

• Redéfinir la notion de bien durable et réparable ;

• Remettre en question la règle d’or du système: le coût des choses comme unité de mesure intangible ;

• Revoir le couplage entre la finance spéculative et les appareils de production ;

La crise est aussi une opportunité, en marge des douleurs qui l’accompagnent: celle de redéfinir un monde plus sain, plus profond, plus juste, plus égal et non cette superficialité qui est en est actuellement le moteur.

Je n’ai découvert la contribution du pôle écologique qu’a posteriori, son influence sur moi aura donc été indirecte de par les amendements à la déclaration de principe qu’ils ont émis. Mais je m’y retrouve pleinement.
Sans sombrer dans l’altermondialisme récurrent de certains au parti ou en dehors, qui bien que noble n’offre pas une construction d’un modèle adapté à notre société et aux gens qui la composent, cette contribution s’articule autour d’une argumentation de bon sens, ou la notion d’écologie politique est centrale et offre donc une alternative sur une base philosophique.
L’approche qui est faite de la situation actuelle et la façon d’y remédier, tout en reconnaissant dans quel monde nous vivons, offre une approche révolutionnaire à notre modèle d’expansion, le remet en cause dans ses aspects les plus immoraux. Le recentrage sur l’individu, sur la notion du “small is beautiful”, sur le bon sens à un moment où le monde est déréglé, s’inscrit dans un cadre de remise en question de notre “schéma de vie” qui est acquis pour beaucoup dans notre société en crise.
La crise touche les couches populaires et moyennes (ex : hausse des prix de l’essence et des produits alimentaires) les prenant en otage et la crise immobilière les fixant dans des villes et banlieues résidentielles; pris entre le prêt immobilier ou de la location, et le prix des transports les couches moyennes et populaires sont en constante paupérisation.

La contribution propose une transformation radicale du mode de développement, sur la base de dix orientations appuyées sur des propositions concrètes souvent novatrices :

• un effort massif et coordonné pour préparer l’après pétrole, avec des propositions sur l’habitat et les transports, et la priorité donnée à la réduction de la consommation d’énergies et aux énergies renouvelables plutôt qu’à la construction de nouveaux outils de production comme les réacteurs nucléaires EPR;

• un nouveau mode de production et de distribution, notamment en transformant progressivement le contenu de la croissance, afin d’en améliorer la dimension sociale et écologique ;

• une société de la connaissance ouverte stimulée par le principe de précaution ;

• une préparation de l’avenir lucide, ambitieuse et solidaire pour redonner l’espoir d’un avenir meilleur pour soi-même et ses enfants ;

• une nouvelle fiscalité écologique et progressive avec notamment l’instauration au plan national d’une taxe carbone qui intègre une logique redistributive ;

• un nouveau mode de consommation : qualité, proximité, propriété partagée, recyclage, durabilité ;
• la démocratisation indispensable des institutions avec notamment l’interdiction du cumul des mandats pour les parlementaires et le droit de vote des étrangers aux élections locales ;

• le citoyen au cœur de services publics efficaces notamment en incitant à une reprise du contrôle public de la gestion de l’eau, et en consacrant des moyens supplémentaires aux services publics dans les secteurs géographiques en difficulté ;

• la prévention et la cohésion sociale au cœur de la protection en adoptant la proximité comme caractéristique essentielle dans l’organisation des services publics ;

• de nouveaux droits pour de nouvelles libertés, par un développement de la laïcité et la préservation de l’espace de libertés constitutif de l’internet.

La contribution avance en outre des propositions novatrices pour une nouvelle régulation mondiale et une Europe socle de nouvelles règles.

Le socialisme écologique doit être notre nouvel horizon. Pour l’atteindre nous avons besoin, entre autres :

• d’une société de la connaissance ouverte mobilisant le formidable potentiel de savoirs, de créativité et d’innovation que recèle l’humanité ;

• d’une ligne stratégique claire, la conjugaison du social et de l’écologie, s’appuyant sur des engagements précis ;

• d’un parti débattant enfin du fond, plutôt que de se limiter au débat de personnes.

Je vous engage donc à la lire et à la signer.

G.C.

La contribution générale « Pour un socialisme écologique ».

Le Pôle Écoligique du PS

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